Combien coûte un community manager ?

Ces dernières années, le rôle du community manager s’est considérablement élargi, le transformant en un acteur essentiel de toute stratégie marketing digitale. Ce professionnel ne se contente plus de publier des contenus sur les réseaux sociaux. Il est devenu un véritable “polyvalent” de la communication, intégrant des compétences variées qui vont bien au-delà de la gestion des médias sociaux. 

Quel est le coût d’un community manager et quels sont les bénéfices d’un tel investissement ?

 

Les compétences diversifiées d’un community manager

 

Le rôle d’un community manager a beaucoup évolué ces dernières années. Il nécessite une formation et des compétences multiples et complémentaires.

 

Les codes des réseaux sociaux

 

L’expertise d’un community manager repose sur la maîtrise des codes des réseaux sociaux et le suivi des tendances. Être simplement présent sur les plateformes ne suffit pas. Il est essentiel de suivre activement les tendances émergentes pour pouvoir les intégrer judicieusement dans la stratégie de contenu. Cela inclut la veille sur les innovations technologiques comme les nouvelles fonctionnalités des plateformes, mais aussi sur les mouvements culturels qui captivent l’audience. Cette capacité à s’adapter et à réagir rapidement est indispensable pour maintenir l’engagement et l’intérêt des utilisateurs. Être à l’affût des dernières tendances permet au community manager d’adapter sa stratégie et de rester pertinent dans un domaine en constante évolution.

 

La rédaction de contenus

 

La rédaction de contenu est l’une des missions principales du community manager. Cela peut inclure des publications sur les réseaux sociaux, mais aussi la création d’articles de blog et de newsletters. Il est essentiel de rédiger avec un orthographe et une grammaire impeccables, surtout à une époque où la qualité du contenu n’est pas toujours au rendez-vous. 

Le community manager doit également embrasser le style de la marque tout en gardant une voix authentique. Il peut être amené à rédiger dans plusieurs langues pour certains projets. Il doit être capable de produire à la fois des textes courts et des dossiers complets, ce qui nécessite des compétences de synthèse d’une part et de développement d’autre part.

 

La production visuelle

 

La production de visuels est également fréquemment confiée au community manager. Cela implique non seulement la photographie, mais aussi la création de vidéos et le montage de ces dernières. Avec la montée en puissance du contenu visuel dans le marketing digital, ces compétences sont devenues indispensables. 

Le graphisme peut être également une compétence nécessaire, car des visuels accrocheurs peuvent faire toute la différence dans l’engagement des utilisateurs. Le community manager doit donc savoir utiliser des outils de design pour créer des contenus visuels attrayants. Au minimum, des outils comme Canva, mais dans le meilleur des cas des outils comme la Suite Adobe avec Indesign et Photoshop.

 

Le référencement

 

Bien que le SEO traditionnel ne soit pas une mission directe d’un community manager, le « social SEO » est devenu essentiel. Il vise à optimiser la visibilité des contenus sur les réseaux sociaux, rendant le contenu plus accessible au public cible.

Les tâches liées au social SEO incluent :

  • L’utilisation de mots-clés pour maximiser la visibilité
  • L’optimisation des profils avec des informations pertinentes
  • L’analyse des performances pour ajuster les stratégies

En intégrant ces pratiques, le community manager améliore la visibilité en ligne de la marque, favorisant une augmentation du trafic et des conversions.

 

La stratégie et la gestion de projet

 

La gestion de projet est également essentielle, car le community manager doit planifier, organiser et superviser des campagnes marketing tout en respectant les délais et les budgets. Il ne s’agit pas seulement de planifier, mais aussi de coordonner de nombreux intervenants et de faire preuve de pédagogie pour obtenir l’engagement des équipes.

En outre, il doit analyser les performances des comptes, créer des rapports et formuler des recommandations basées sur ces analyses. Le community manager doit donc être un stratège avisé, capable d’analyser les performances des différents types de contenus publiés et de comprendre les retours des communautés pour optimiser les publications futures. Par exemple, la compréhension des métriques telles que les taux de clics, les impressions, et les interactions permet d’affiner les campagnes pour maximiser leur impact.

 

La tarification d’un community manager en 2024

 

Le coût d’un community manager peut varier en fonction de divers facteurs. Voici les principaux critères qui influencent les tarifs :

  • Production de contenus visuels ou non ? 
  • Concepteur de la stratégie ou exécutant seulement ? 
  • Nombre de marques ou d’établissements en gestion ? 
  • Nombre de réseaux gérés ?
  • Quantité de posts par semaine ? 
  • Type/nombre de langues employées ? 
  • Finesse de la ligne éditoriale à déployer ? 
  • Gestion des publicités et sponsoring ?
  • Rédaction d’articles de blog ?
  • Conception de newsletters ?
  • Création de rapports détaillés ? 
  • Références et expérience ? 

Il existe tellement de critères et de variables que le coût du community management peut réellement aller de 300 € mensuel à 8 000 € mensuel. Certes, il s’agit de chiffres extrêmes, mais cela traduit une grande hétérogénéité de projets, de tailles d’entreprise, et de qualité de prestation. La plupart des offres du marché se situent aujourd’hui entre 600€ et 3000€. Un community manager peut être trop cher à 300 euros par mois, car si son travail n’est pas professionnel, il risque de faire perdre beaucoup plus à la marque que la somme investie dans son intervention… Il faut donc rechercher l’adéquation entre projet, ambition et qualité de la prestation. 

Il existe plusieurs modes de collaboration avec un community manager :

  • Salarié
  • Freelance
  • Agence 

Pour embaucher un salarié, il faut une certaine taille d’entreprise et de chiffre d’affaires. L’avantage est généralement la présence sur place en permanence du community manager. En France, avec les charges patronales, il faudra compter en moyenne un coût entre 3 000 et 5 000 euros mensuel pour ce format. Et budgéter également le matériel nécessaire pour la réalisation de ses tâches, comme un ordinateur, un téléphone, un appareil photo, un drone, etc.

Faire appel à un freelance est une autre solution. L’avantage principal est la flexibilité de l’engagement et des modes de fonctionnement. Le risque principal est par contre que le service ne repose que sur une seule personne avec les risques d’aléas au fil des mois et d’absence de continuité de services. Les tarifs d’un community manager freelance sont très variables selon son expérience, généralement entre 500€ et 2000€ par mois pour les cas les plus courants.  

Collaborer avec une agence de communication est une bonne solution lorsque la marque atteint une certaine taille et renforce ses ambitions. Il convient donc de pouvoir accorder un budget minimal au community management, de l’ordre de 1000€ mensuel par exemple. Si ce n’est pas le cas, c’est probablement que le moment n’est pas encore venu. Une agence doit être capable d’apporter à la marque une solution globale avec la combinaison de nombreuses compétences. Elle doit être également capable d’accompagner la marque dans sa montée en puissance. On retrouve la majorité des forfaits mensuels entre 1 000 et 5 000 € mensuels sur le marché. 

En collaborant avec une agence, vous bénéficiez non seulement des compétences d’un community manager, mais aussi de celles d’experts en rédaction, photographie, graphisme, publicités, SEO, et bien plus encore. Un autre avantage est que vous n’êtes pas dépendant d’une seule personne. Si un membre de l’équipe est malade ou en vacances, l’agence assure la continuité du service. Cela garantit que votre présence en ligne ne soit jamais compromise, même en cas d’imprévu. Enfin, il convient de vérifier que l’agence vous offre bien ce type de garantie, car le terme “agence” est parfois affiché, alors qu’il ne s’agit pas toujours d’une véritable équipe pluri-disciplinaire. 

Nous ne traiterons pas ici le statut de stagiaire ou d’alternant car il s’agit d’une dérive du système que de confier le community management à un profil étudiant. Normalement, un apprenti est encadré par un senior dans le cadre de son cursus et présente le profil d’assistant(e). Cela ne rend service ni à l’étudiant ni à la marque que de se retrouver seul et sans encadrement. Il s’agit généralement d’une tentative d’optimisation financière plutôt que d’une réelle solution à cette mission. 

 

Logiciels et matériel

 

Il est primordial de s’assurer que votre community manager investit dans des outils professionnels. Par exemple, pour la création graphique, la suite Adobe (Photoshop, Illustrator, Premiere Pro…), Canva Pro, Inshot, CapCut. Pour la programmation et les échanges avec le clients, des logiciels comme Swello, Agorapulse, Hootsuite ou Cosmic Data. En ce qui concerne le matériel, investir dans des appareils photo de qualité, des caméras vidéo, un iphone dernière génération, des éclairages adéquats, et même des studios photo entièrement équipés. Ce type d’infrastructure permet de créer des contenus visuels de haute qualité.

En revanche, les prestataires qui choisissent de ne pas investir dans ces ressources peuvent se retrouver avec des contenus de qualité inférieure, souvent réalisés avec des outils gratuits ou peu performants et que le client serait tout à fait capable de réaliser lui-même.

Les coûts associés à ce matériel et à ces logiciels peuvent rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros à l’achat puis plusieurs centaines d’euros par mois d’abonnements. Cela crée un écart considérable entre les community managers qui investissent et ceux qui n’investissent pas dans ces outils. Signalons également la formation car dans ce métier il convient d’investir impérativement, tous les ans, dans une formation pour suivre l’évolution technologique et les tendances du marché. 

En fin de compte, un investissement réel, en matériel et en ressources humaines, peut avoir des conséquences significatives sur le tarif de la prestation mais aussi sur la visibilité et l’efficacité du plan d’action mis en œuvre.

 

 

Pourquoi investir dans un “bon” community manager ?

 

Pour investir dans un community management de qualité, il est important de prendre en compte le retour sur investissement. Choisir le community manager le moins cher peut parfois entraîner des coûts cachés, comme une qualité de service inférieure, ce qui pourrait nuire à l’image de votre marque. 

Un community manager compétent est en mesure de générer de la visibilité grâce à un contenu ciblé qui stimule les conversions. Il peut également renforcer la fidélité des clients en établissant des relations durables.

De plus, un community manager de qualité est fiable dans la durée, protégeant ainsi la réputation de votre entreprise. En produisant un contenu régulier de qualité, il contribue à établir une image professionnelle et crédible, tous les jours de l’année et pas uniquement durant un coup d’éclat de quelques semaines. 

 

Privilégier la stratégie globale avant le community management

 

KZN intègre le community management dans une stratégie digitale globale qui aborde tous les leviers du marketing digital, et pas uniquement le “CM”. Nous savons que, selon les situations, le community management n’est pas toujours le levier à conseiller en premier. Nous sommes transparents avec nos clients à ce sujet. Il existe de nombreux contextes et le plus important est de créer le plan d’action totalement adapté à votre marque et vos ambitions. 

Découvrez également combien coûte la réalisation d’une vidéo pour votre entreprise et quels critères vérifier auprès de votre prestataire. 

Contactez-nous pour évaluer la qualité de votre présence en ligne et les solutions disponibles pour générer beaucoup plus de résultats.

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